Le confort thermique commence par la fenêtre 25 Août 2020 Retour

Une nouvelle étude du PHI sur le « confort de vie » démontre l'impact positif des intercalaires « warm edge »

Le confort thermique commence par la fenêtre

Qu'il s'agisse de construire ou de rénover une maison d'habitation, le confort et le bien-être de ses occupants sont au cœur de la réalisation. Le climat de bien-être présuppose que, du point de vue de la physique du bâtiment, le rapport entre la température et le taux d'humidité soit correct. Une nouvelle étude du Passivhaus Institut (PHI) révèle l'impact de la qualité des fenêtres et du choix des intercalaires sur le confort.

Dans son étude sur le « confort de vie », le Passivhaus Institut (Institut de la maison passive) de Darmstadt s'est attaché à définir les critères de confort et d'hygiène des fenêtres en fonction des différentes zones climatiques ainsi que des moyens permettant de remplir ces critères. « En règle générale, les fenêtres sont le maillon faible du bâtiment au plan thermique », explique Benjamin Krick, directeur du Passivhaus Institut. « Un autre facteur influant sur leur performance en termes de confort thermique est la zone géographique du bâtiment, avec son environnement climatique. »­

L'étude distingue différentes zones climatiques : arctique, froid, tempéré froid, tempéré et tempéré chaud. Elle s'appuie sur différentes fenêtres en PVC avec double, triple ou quadruple vitrage. Des intercalaires en aluminium et en acier inoxydable ont en outre été utilisés, de même que les intercalaires « warm edge » à haute performance énergétique SWISSPACER Ultimate.

« Le choix de l'intercalaire a une incidence décisive sur la qualité thermique de la fenêtre et, par conséquent, sur le confort et l'hygiène », ajoute Benjamin Krick en résumé. « Les intercalaires en PVC à haute performance énergétique permettent de satisfaire aux exigences avec des moyens éprouvés, et donc une contrainte limitée pour les fabricants de fenêtres. »

Bien-être et confort
Pour se sentir bien dans une pièce, on a besoin d'une « température opérative » définie. Elle équivaut à la moyenne de la température de l'air et des surfaces alentour. Un gros écart de température entre l'air et les surfaces génère une désagréable sensation de courant d'air. C'est notamment le cas lorsque l'on est en présence d'une masse d'air en mouvement, l'air ambiant se refroidissant au contact des surfaces froides chute en direction du sol et crée un courant d'air désagréable. Il a été prouvé que la sensation est agréable quand l'écart de température entre l'air ambiant et les surfaces environnantes, murs extérieurs, plafonds, sols ou fenêtres notamment, est inférieur à 4,2 kelvins.

Partant de ces conditions de base, le Passivhaus Institut a calculé pour différentes zones climatiques ce que l'on appelle le « critère de confort de la maison passive ».­ Pour le climat tempéré froid, que l'on trouve par exemple en Allemagne, la valeur U qui en résulte est de l'ordre de 0,85 W(m2/K). L'institut de Darmstadt table ici sur une température ambiante opérative de 22 °C et une température extérieure -16 °C. Si cette valeur caractéristique n'est pas atteinte, seule la présence d'une source de chaleur en dessous de la fenêtre permettra d'éviter la formation d'un désagréable mouvement de l'air froid en direction du sol.

Éviter la condensation et les moisissures
La prévention de la condensation et des moisissures est un facteur déterminant pour le confort et l'hygiène. L'humidité se dépose aux endroits les plus froids de la pièce, et c'est souvent le bord du vitrage. Ce qu'il faut savoir, c'est que la moisissure se forme dès que la température excède la température du point de rosée. ­La température des surfaces doit donc être supérieure à la « température de moisissure », si l'on veut protéger efficacement le bâtiment et la santé de ses occupants.

« En tant qu'indicateur des conditions d'hygiène au niveau du bord du vitrage, le facteur de température fRsi a fait ses preuves. Si cette valeur, dans les zones de climat tempéré froid, est d'au moins 0,7, on peut supposer qu'en présence d'un taux d'humidité normal de l'air ambiant aucune moisissure n'apparaîtra », poursuit Benjamin Krick. Augmenter la température au niveau du bord du vitrage est une solution efficace. « La température sur le bord du vitrage dépend de l'intercalaire, de l'épaisseur du vitrage multicouches et de la pose du vitrage dans la fenêtre », selon Benjamin Krick. La solution la plus pertinente est la combinaison d'un intercalaire isolant de qualité, d'un triple vitrage avec entre les plaques une lame d'air aussi large que possible et d'un châssis bien isolé.­

L'étude du PHI prouve que le choix de l'intercalaire joue un rôle déterminant dans la qualité thermique de la fenêtre. À partir du climat tempéré, il est généralement recommandé d'opter pour un triple vitrage combiné à des intercalaires à haute performance énergétique, tels que le SWISSPACER Ultimate. Même avec un châssis de fenêtre non isolé, ce qui est fréquent dans ces régions, les valeurs nécessaires pour le confort et l'hygiène pourraient alors être atteintes. Avec un châssis de fenêtre bien isolé, les exigences dans les zones de climat tempéré froid et de climat tempéré sont remplies avec les intercalaires en acier inoxydable comme avec les intercalaires premium de SWISSPACER.­ Pour les exigences dans les zones de climat froid et de climat arctique en revanche, l'intercalaire SWISSPACER Ultimate combiné à un châssis bien isolé est indispensable.

« Si l'on observe les résultats des études, on constate que pratiquement tout le monde y trouve son compte. L'occupant du bâtiment, qui profite d'un niveau de confort élevé et de l'absence de moisissure au niveau des bords du vitrage, et le fabricant de fenêtres, qui peut améliorer ses produits de manière simple. Sans compter que les dégradations susceptibles de survenir du fait de l'humidité sont évitées. Les clients sont plus satisfaits et les réclamations moins nombreuses.­ Du fait de l'économie d'énergie conséquente, et donc de la réduction des émissions de CO2, le climat est moins sollicité », résume Benjamin Krick.­

L'étude a été réalisée à la demande de SWISSPACER. Depuis de longues années, le Passivhaus Institut Darmstadt et SWISSPACER travaillent conjointement à la réalisation d'études destinées à fournir au marché des informations fondamentales. SWISSPACER participe depuis cette année au Passivhaus Award et décernera son propre prix spécial pour la première fois en 2021. L'étude « Confort de vie - Comment atteindre les critères de confort et d'hygiène avec des fenêtres sous différents climats » est désormais accessible sur le site web de SWISSPACER.

Plus d'informations sur fr.swisspacer.com/etudes/etude-confort-de-vie.

 

© iStock / ideabug